Double CD - Transe Soufie d'Alep - Sheikh Habboush et l'ensemble Al-Kindi
Le Monde de la Musique – Février 2004 - CHOC
On atteint là une manière de perfection dans l’équilibre entre la sensibilité savante d’Al Kindi et le terreau culturo-religieux qui environne l’ensemble à Alep. Un très,très beau disque.
Bertrand Dicale

Libération – Janvier 2004
"Transe Soufie d'Alep"
Voué depuis vingt ans à la musique arabe savante, le quintette Al-Kindi a non seulement perpétué cete tradition mais a introduit quelques subtiles innovations dans son interprétation avec les arrangements judicieux de Julien Weiss. Ce qui reste la manière la plus intelligente de garder vivant un art multiséculaire(...) Sheikh Habboush chante d'une voix captivante hymnes religieux et autres évocations qui mènentl'adepte à l'extase. La psalmodie devient plus intense quand elle est au centre de rituels de transe qui passent du murmure à la véhémence spectaculaire du chant des corps et s'achève dans la plénitude. Un disque élégant qui puise ses sources dans cet islam populaire que condamne les tenants du rigorisme et les doctrinaires salafistes.
Bouziane Daoudi

L'Humanité hebdo - Janvier 2004
"Transe Soufie"
Fondé par Julien Weiss, l'Ensemble Al-Kindi témoigne d'une tradition musicale orientale dévouée à la quête de l'amour et de la paix(...) A ses côtés entre autres, Sheikh Habboush, chef d'une confrérie soufie, à Alep, a pleinement apporté son soutien au projet(...) Lorsque s'élève son chant, stimulé par les percussions et la suavité des cordes, il déploie une fabuleuse alchimie, à la fois mystique et sensuelle. On retrouve alors le lien sacré entre le ciel et la terre que les derviches incarnent lors de leur danse tournoyante. Al-Kindi dispense cette étourdissante montée en grâce.

Le Figaro Magazine - Juin 2002
Reportage - Le Français qui fait chanter Alep
Cet Alsacien, virtuose de cythare a crée à Alep, en Syrie, un extraordinaire salon de musique. Il y reçoit les plus grands chanteurs et instrumentistes de la musique arabe citadine... Hier, il a joué à côté de Sabri Moudalal, un chanteur de 85 ans. Le public ne tenait plus en place, captivé par les jeux de la voix et de l'instrument. Ce soir là, Alep la mélomane reconnaissait dans l'excellence son premier soufi alsacien.
Olivier Michel

L'Express - Janvier 2002
Contrairement à la musique occidentale, la musique arabe n'a guère changé dans sa forme depuis l'âge d'or de sa civilisation (entre le XIe et le XIIe siècle). Contre toute attente, la transcription qu'en fait Julien Weiss est accessible à toutes les oreilles, même non initiées. Sur scène, le groupe est absolument fascinant. De ferveur, d'élégance et de musicalité.

Double CD - Les Croisades sous le Regard de l'Orient - Omar Sarmini et l'ensemble Al-Kindi
Le Monde de la Musique - Décembre 2001- CHOC
Julien Jâlal Eddine Weiss a bâti le nouveau disque de son ensemble Al-Kindî autour des deux siècles de présence occidentale entre Jérusalem et Syrie, au temps des royaumes francs d'Orient, de la fin du XIe à la fin du XIIIe siècle. Le remarquable livret de ce coffret rompt avec quelques idées reçues et expose combien, si le gain pour les occidentaux fut réel d'un point de vue culturel et scientifique, cette période fut finalement nocive pour les sociétés locales, durablement perturbées.
Mais restent des poèmes sublimes, comme ce texte d'Ibn al-Qayçarânî : "Une Franque dont le parfum est enivrant m'a séduit/Son corps ressemble à une brache tendre/Son diadéme brille comme la lune/Et si ses yeus sont bleus, ma lance mortelle l'est aussi." Dans des arrangements d'une noblesse et d'une limpidité de pierres précieuses, l'ensemble Al-Kindî évoque cet âge de deuil et de poésie, de splendeur contrariée et de raffinement radieux. Le chanteur Omar Sarmini donne voix à ce répertoire avec une vertueuse grâce. Moins évidemment spectaculaire vocalement et rythmiquement que le précédent disque de l'ensemble Al-Kindi - Les Derviches tourneurs de Damas - ce double CD est un prodige d'élégance, témoignant de richesses que, disque après disque, Julien Jâlal Eddine Weiss aide à mieux percevoir de ce côté-ci de la Méditerranée.
Bertrand Dicale

Al Kindi et les grandes voix du chant classique arabe
La Revue du Liban - Août 2000
Dans un écrin séculaire, abrité par les colonnes majestueuses du temple de Bacchus, le Festival de Baalbeck a clôturé la saison par des morceaux de la liturgie soufie et de l'Art du Mouwachah interprétés par une palette de vocalistes orientaux, sous la direction de l'incomparable joueur de qânûn Julien Jâlal Eddine Weiss.
Des voix flamboyantes qui ondulent, des instruments savamment exploités qui jouent souvent en solo, un répertoire inégalable pour tirer le meilleur de la musique sacrée musulmane et du Tarab, la performance inégalable du grand maître incontesté de l'instrument traditionnel de la musique classique arabo-musulmane, ambiance intimiste, interaction intense et profonde avec le public, spiritualité qui dépasse le temps et les religions…En bref, trois heures et demie de joie intense.
Giséle Eid

CD - Les derviches tourneurs de Damas - Sheikh Hamza Shakkur et l'ensemble Al-Kindi
Le Monde de la Musique - Janvier 2000 - CHOC
Cette nouvelle aventure de l'ensemble Al-Kindi de l'Alsaco-Syrien Julien Jâlal Eddine Weiss est une splendeur. Lorsqu'on parle de derviches tourneurs, on pourrait s'attendre à de spectaculaires frénésies, comme dans d'autres cultures musulmanes. Or la liturgie soufie de la Grande Mosquée des Omeyyades de Damas est toute subtilité, délicatesse, limpidité. La quête de l'extase est ici une valeur qui se joue sur des valeurs sobres. Le grand Munshid de Damas Sheikh Hamza Shakkûr célèbre le nom de Dieu et la grandeur de son prophète avec une ferveur si finement maîtrisée que l'auditeur occidental le plus éloigné de cette culture pourra la percevoir : la fluidité de sa diction, la précision du dessin des notes, la sérénité de son expression sont exemplaires. A ses côtés, J.J. Weiss au qânûn est bien évidemment d'un chaleureux raffinement, ainsi que les deux principaux solistes de son ensemble, le flûtiste Ziad Kadi Amin et le luthiste M. Qadri Dalal. La tenue de l'ensemble Al-Kindi et de la chorale des Munshidin ajoute à la rectitude du concert.
Bertrand Dicale

Le divin tournis de Hamza Chakour
Libération - 7 Novembre 1999
Le tarbouche vissé sur le crâne, la robe étincelante, l'écharpe brodée, Hamza Chakour lance son poème lentement, en en caressant chaque mot, goûtant chaque rime avant de le hisser vers des sommets vertigineux que sa voix peut atteindre apparemment sans effort apparent. " … " " Je suis le premier en Syrie à avoir introduit les instruments de musique dans le chant liturgique " dit-il " Beaucoup de cheikhs religieux m'ont critiqué, mais si la musique demeure respectueuse, cela ne peut être que meilleur. J'aime ce qui rassemble, pas ce qui sépare… ".
Bouziane Daoudi

Julien le conquérant
Les Inrockuptibles - 03 au 09/11/99
(…)J.J. Weiss aura vécu la conquête de son instrument comme d'autres s'engouffrent dans les méandres d'un voyage mystique. Qu'il s'en soit sorti si bien prouve au moins son endurance, sa sincérité, et la bienveillance divine qui lui fût accordée. Car loin de correspondre à l'image empreinte d'austérité et de soumission grise souvent de rigueur chez ce genre d'instrumentiste, Julien apparaît comme l'un des derniers musiciens aventuriers, sorte de Corto Maltese de la note inouïe, de Marco Polo de l'intervalle…(…)
Libéré de tout formalisme, ayant échappé à l'ancrage inhibant d'une identité trop forte, mais aussi totalement dévoué à la mise en valeur de répertoires prétendus difficiles, il navigue depuis plus de vingt ans sur son qânûn, à travers la mer des traditions. Installé dans ce palais sorti de ses propres rêves, il se pourrait bien qu'il soit enfin rendu à bon port.
Francis Dordor

Julien d'Arabie
Le Nouvel Observateur - 04 au 10/11/99
Ce salon de musique est une fête - au milieu des exclamations de ravissement des invités à qui l'on sert discrètement du thé et du café amer, Sabri Moudallal, se lance dans des improvisations vocales d'un raffinement extrême. C'est l'incandescent chant soufi où le désir de l'Aimé, divin ou profane s'exprime par des mélismes voluptueux. Qadri Dalal, fabuleux joueur de Oud à la flamme flamenca le relaie, tandis que Julien Weiss les accompagne avec une précision inouïe. Tout ce beau monde, invités compris, est transporté par le tarab, l'extase née de la musique.
Le rêve d'Orient de Julien Weiss a commencé assez tôt pour qu'il puisse être un passeur de musiques. S'il avait 20 ans aujourd'hui, il ne pourrait entreprendre faute de témoins sa longue enquête savante.
Explorateur de la tradition, l'homme d'Alep, le fou d'Orient sait à 46 ans protéger ses mystères. L'ailleurs est son royaume. Sa quête ne fait que commencer.
Gilles Anquetil

Al-Kindi et Shéhérazade - l'Ecole de chant de Bagdad
Diapason - Février 1996
(…)Nul dans le monde arabe ne saurait rivaliser avec l'école de Bagdad. Préludes non mesurés affirmant les notes et intervalles obligés du mode, poème chanté entrecoupé d'interludes aux possibilités immenses de modulation, entrelacs savant si ce n'est sacré débouchant sur la chanson populaire.Husayn Al-Azami est le seigneur de l'école de Bagdad.(…)
J.J. Weiss, fondateur de l'ensemble Al-Kindi, parfait connaisseur, libéré à jamais par ses origines de toutes les tentations locales avec leur cortège de fiertés de clocher, possède ce talent rare de capter des instrumentistes hors du commun et de faire donner le meilleur d'eux même aux plus grands chanteurs.
François Picard

Adib Daiykh - Théâtre de la Ville Paris le 22/01/96
Le Monde - 27 janvier 1996
" Adib Daiykh a donné avec Julien Weiss au Théâtre de la Ville un récital de ghazal, poésie lyrique empreinte de mysticisme. Dans cet art subtil et dense, Adib Daiykh excelle, faisant suivre à sa voix d'infinis méandres. Son chant s'émancipe souvent du qânun pour envahir le silence, profond, nu et intense. Julien Weiss surligne l'émotion du chanteur avec virtuosité. "
Patrick Labesse

Chronique CD - L'Art Sublime du ghazal - Poèmes d'amour au Bimaristan d'Alep
Le Monde de la Musique Avril 95 - CHOC
" Aucun effet de facilité dans cette musique, le maître d'Alep nous livre ici la quintessence d'un art sobre, dans la mesure où sa voix n'est soutenue que par les subtiles arabesques du qanun et jubilatoire par les ressources d'une inépuisable créativité mélodique… le chanteur et le cithariste restent constamment à l'écoute de leur musique intérieure, réagissant chacun aux moindres incitations de l'autre comme de vieux complices qu'ils ne sont pourtant pas. Outre le fait qu'elle atteste l'universalité d'un art intemporel, cette rencontre pleinement convaincante est pour l'auditeur la cause de longues plages d'ineffable béatitude."
Laurent Aubert

L'evénement Daiykh
Libération- 25 Janvier 1996
" Depuis 35 ans son blues citadin tient en émoi les petites gens des rives sud de la Méditerranée. Chacun de ses concerts fait l'objet de véritables performances physiques. Entre silences, sanglots, refrains, son corps donne naissance à des poèmes écrits ancestraux. Inscrits à jamais dans la mémoire collective, les textes décrivent le corps féminin."
Nidam Abdi

Adib Daiykh et Julien Weiss - L'art sublime du ghazal
L'Affiche - 02/96
" Dialogues de l'instrument rare qu'est le qânûn et d'une voix flamboyante. Un événement. Si vous avez plané avec Nusrat Fateh Ali Khan, il est temps d'être les premiers à vibrer avec Adib Daikh" Tewfik Hakem

Enchanteresses arabesques - Exceptionnel tandem Daiykh / Weiss -
Concert à L'Odéon Nimes - Midi Libre - 25/01/99
" Assis tel un souverain placide, Adib Daiykh est un monument. Y-a-t-il osmose plus parfaite que ce dialogue interactif entre un chanteur et un musicien tressant d'aussi enchanteresses arabesques ? Et la salle de se lever...transportée de béatitude ".

Al-Kindi, les croisés de la Route Romane d'Alsace
Dernières Nouvelles d'Alsace - 08/97
Essentiellement monodiques, les mélodies interprétées par l'excellent soliste Omar Sarmini n'ont rien de simple, souvent exécutées en voix de tête, enchaînant quarts de tons, trilles et arpèges toujours en "bouche fermée", dans un rythme endiablé dénotant une parfait maîtrise de la technique vocale, quant aux musiciens, ils se laissent souvent emporter par l'inspiration du moment, et réalisent quelques beaux solos. Une ouverture de Festival remarquable et remarquée.
Hubert Demange-Dumitrescu