Adib Daiykh, Julien Jâlal Eddine Weiss
"L'Art sublîme du Ghazal"
Adib
Daiykh et julien Jâlal Eddine Weiss
au Bimaristan Arghuni d'Alep |
Adib
Daiykh, Julien Jâlal Eddine Weiss
" L'art sublîme du ghâzal "
Le
Ghazal, l'art raffiné de la poésie courtoise
arabe
D'origine persane, le ghazal est considéré
comme le genre le plus élevé de la poésie
proche-orientale et les grands mystiques que furent Hâfez,
Sa'di et Rûmî en demeurent les principaux
orfèvres.
Très vite cette poésie amoureuse aux résonances
spirituelles s'est répandue dans la plupart des
pays orientaux de culture islamique et plus particulièrement
dans les milieux lettrés rattachés aux différentes
confréries du soufisme.
De la Turquie à l'Inde, du monde arabe à
l'Asie centrale, ce genre lyrique par excellence a inspiré
de nombreux artistes, sensibles aux subtilités
d'une dialectique érotique dans laquelle l'amour
humain devient le symbole de l'union mystique et où
inversement, la référence spirituelle permet
de justifier l'épanchement des passions les plus
terrestres.
Adib
Daiykh, artiste adulé dans son pays, maître
de la Qasîda (poème improvisé)
et de l'improvisation vocale, manifeste la tradition savante
la plus épurée de l'Orient arabe. Il est
peut-être le seul chanteur contemporain dont la
voix si flexible et haut perchée rappelle avec
une certaine nostalgie les chanteurs arabes du début
du siècle.
En
duo avec J.J.Weiss, alors que la voix n'est soutenue que
par les subtiles arabesques du qânun, il nous livre
la quintessence d'un art sobre et jubilatoire par son
inépuisable richesse mélodique. Plus qu'une
mélopée, son chant est une jubilation intérieure,
semblant toujours exprimer la douleur de l'être
en quête de lumière. Vibrant d'une intense
ferveur, sa voix s'élève dans la nuit de
l'âme, portée au plus haut degré de
son inspiration par les cascades cristallines de la cithare.
Faisant
alterner compositions sur des poèmes classiques
et improvisations spontanées, le chanteur et le
musicien restent constamment à l'écoute
de leur musique intérieure. |